Groupe d'experts SMIC

Chaque année, le Groupe d'experts sur le SMIC remet au Gouvernement et à la Commission nationale de la négociation collective un rapport analysant l’impact du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) sur l’économie française, et comportant ses recommandations sur son évolution. Le Gouvernement remet à cette même Commission, préalablement à la fixation annuelle du salaire minimum, une analyse des comptes économiques de la Nation et un rapport sur les conditions économiques générales. Si ce rapport s'écarte de celui établi par le groupe d'experts, le Gouvernement doit motiver par écrit ces différences auprès de la Commission nationale de la négociation collective.

Publié le : 30/11/2024

Mis à jour le : 16/12/2025

Les rapports

Synthèse du rapport 2025

En quelques mots

L’année 2024-2025 a été marquée par un ralentissement sensible de l’activité économique et des créations d’emplois, dans un contexte de désinflation progressive en zone euro. Malgré ce ralentissement, le marché du travail français a démontré une résilience notable : le taux de chômage n’a que légèrement augmenté et demeure inférieur à son niveau de long terme. L’emploi salarié privé s’est stabilisé après plusieurs années exceptionnellement dynamiques.

Dans ce contexte, le Smic a retrouvé une dynamique plus modérée après les revalorisations automatiques dues à la forte inflation de 2021‑2023. La double indexation a toutefois généré une hausse du pouvoir d’achat du Smic en 2024 et devrait à nouveau produire un tel effet en 2025, les salaires supérieurs au Smic progressant en moyenne eux aussi en termes réels pour la deuxième année consécutive. La revalorisation automatique du 1er janvier 2026 pourrait se situer autour de 1,4 % alors que l’inflation devrait être proche de 1 %. Au total, le Smic aura progressé plus vite que les prix en cumul sur les cinq dernières années. En contraste, malgré le dynamisme de la négociation, de nombreux salaires supérieurs au Smic n’ont pas encore récupéré la totalité de leur pouvoir d’achat d’avant la période inflationniste, entraînant une compression significative de la structure salariale. La croissance du Smic, aussi rapide que la moyenne des autres salaires cette année, n’a pas favorisé la décompression de la distribution des salaires, ce que confirment les données issues des accords de branche.

Au niveau international, la France se distingue comme l’un des deux seuls pays de l’Union européenne où le salaire minimum dépasse à la fois 60 % du salaire médian (se situant à 62,5 %) et 50 % du salaire moyen (se situant à 50,4 %), seuils indicatifs fixés par la récente directive européenne sur les salaires minimum adéquats. Plusieurs pays ont récemment augmenté leur salaire minimum de façon significative pour se rapprocher de ces seuils sans toutefois parvenir à les atteindre. La position atypique du Smic en France impose toutefois une vigilance particulière, les travaux empiriques internationaux montrant que les risques pour l’emploi des travailleurs peu qualifiés augmentent lorsque le salaire minimum se rapproche très fortement du salaire médian.

Par ailleurs, la mobilité salariale et professionnelle des travailleurs à bas salaires est freinée par l’écart important entre le coût du travail et le revenu disponible qui affaiblit fortement les gains à cette mobilité. L’analyse approfondie du système socio‑fiscal révèle des taux marginaux effectifs particulièrement élevés entre 1,2 et 2 Smic, résultant de la diminution des allègements généraux, de la structure des cotisations sociales et de la dégressivité de la prime d’activité. Ces taux atteignent fréquemment 75 % et peuvent dépasser 80%. Le rapport identifie un ralentissement de la progression salariale pour les personnes occupant des emplois à des niveaux de salaire où les taux marginaux sont élevés.

Au vu de ces éléments, le Groupe d’experts estime que les conditions ne sont pas réunies pour recommander une revalorisation du Smic au-delà de la double indexation légale. Le Groupe soutient la poursuite de la réforme du système socio-fiscal afin de recentrer les allègements sur les niveaux de salaires proches du Smic où les effets emploi sont les importants, tout en renforçant la mobilité salariale ascendante des personnes faiblement rémunérées. Le Groupe recommande également un meilleur suivi et, le cas échéant, une remise à niveau par rapport à l’inflation, des aides locales accordées par les communes, départements et régions ou caisses d’allocations familiales afin de protéger le pouvoir d’achat des familles monoparentales et des couples avec enfants travaillant au salaire minimum. Enfin, le Groupe recommande une réforme du système d’indexation du Smic afin qu'il continue à préserver le pouvoir d´achat tout en offrant plus de flexibilité pour ajuster au mieux le minimum légal aux évolutions des salaires et de la productivité de l´économie française.

Éléments de contexte

La conjoncture économique française a été marquée en 2024 et 2025 par une croissance faible, liée à un environnement macroéconomique en France et dans le monde particulièrement incertain, pesant sur la demande.

Dans ce cadre, les créations nettes d’emplois ont poursuivi leur ralentissement, et le taux de chômage augmente (7,7 % selon les derniers chiffres de l’Insee contre 7,4 % un an auparavant), sans que l’on observe, à ce stade, de retournement significatif du marché du travail : le taux de chômage reste contenu et le taux d’emploi est plus élevé qu’avant la pandémie.

En 2024 et 2025, les salaires ont progressé en moyenne plus vite que l’inflation, rattrapant en partie les baisses de pouvoir d’achat du salaire occasionnées par le regain inflationniste entre 2021 et 2023. Ainsi, sur la période plus récente, le Smic a crû de 2 % entre 2024 et 2025, soit au même rythme que le salaire mensuel de base, alors que l’inflation (hors tabac) s’est établie à 1,1 % sur cette même période. Au total, les salaires négociés dans les branches ainsi que les salaires de base effectifs ont augmenté en moyenne d’environ 15 % entre 2021 et 2025, soit à peu près la hausse des prix à la consommation sur la période, alors que le Smic a, lui, progressé de 17 %. La revalorisation automatique du Smic a donc protégé le pouvoir d’achat des salariés les moins rémunérés et la formule de double indexation a permis au Smic de progresser un peu plus vite que les salaires supérieurs au Smic. Si entre 2021 et 2025, le premier quartile des salaires les plus proches du Smic a progressé comme le Smic (environ 17 %), les 5 % des salaires les plus élevés ont progressé de 12,6 %.

Évolution du Smic, de l’IPC ensemble des ménages et ménages du premier quintile 
hors tabac (IPCHT et IPC Q1), des indices de salaire de base et du salaire moyen par tête 
entre le 1er trimestre 2012 et le 2e trimestre 2025 (base 100 au 1er trimestre 2012)

Note : SMB : salaire mensuel de base ; SHBOE : salaire horaire de base des ouvriers et employés ; SMPT : salaire moyen par tête, IPCHT : indice des prix à la consommation hors tabac ; IPC Q1 : indice des prix à la consommation des ménages du premier quintile du niveau de vie.

Lecture : lors du confinement en 2020, le recours au chômage partiel a bondi et le SMPT s’est effondré. Par ailleurs, le SMB n’a pas pu être mesuré suite à l’interruption de l’enquête ACEMO trimestrielle sur la période. Lecture : le Smic a progressé de 28,8 % entre le 1er trimestre 2012 et le 2e trimestre 2025, pendant que le salaire mensuel de base progressait de 29,4 %. 

Source : Dares, enquêtes ACEMO ; Insee, comptes trimestriels.

Bien que le nombre de salariés concernés par la hausse du Smic continue à refluer (12,4 % au 1er novembre 2024, contre 17,3 % au 1er janvier 2024), la compression salariale demeure donc forte, ce qui se traduit en particulier par un ratio entre le Smic et le salaire médian qui, à 62,5 % en 2024, est le plus élevé parmi les pays européens.

Salaire minimum brut en proportion du salaire médian brut et du salaire moyen brut,
pour un salarié à temps plein en en 2024

Note Le numérateur est basé sur la moyenne pondérée des salaires minimums légaux bruts en 2024. La pondération reflète le nombre de mois pendant lesquels chaque salaire minimum légal a été en vigueur. Le dénominateur utilise les revenus/salaires bruts médians à temps plein tirés de la base de données de l’OCDE sur la répartition des revenus du travail. Pour la majorité des pays européens, la base de données s’appuie sur L’enquête européenne sur la structure des salaires (SES) qui couvre les salariés à temps plein des secteurs B à S de la NACE Rév. 2, à l’exception du secteur O (administration publique, sécurité sociale et défense), et exclut les salariés des entreprises de moins de 10 salariés ainsi que les apprentis. Pour la France, les données relatives aux salaires bruts médians à temps plein s’appuient sur une série historique de la DARES à partir des données de la DADS. Les données pour l’Allemagne sont issues de l’enquête du panel socio-économique (GSOEP).

Source : OCDE

Cette dynamique du Smic associée à la compression persistante des salaires pèse sur le coût des allègements de cotisations sociales, qui atteignent à présent près de 75 milliards d’euros en 2024, soit environ 2,5 % du PIB. Le décret du 4 septembre 2025, en créant la Réduction Générale Dégressive Unique (RGDU), a opéré un début de correction, en lissant la dégressivité des allègements avec le salaire, mais il n’a pas modifié substantiellement le point de sortie de ce dispositif, qui se situe toujours au niveau élevé de 3 fois le Smic, ni ses effets les plus désincitatifs sur la mobilité salariale.

Les travaux présentés dans ce rapport montrent en effet que le rythme de retrait des allègements, associé à la baisse concomitante de la prime d’activité et à l’entrée dans l’impôt sur le revenu, engendre des taux marginaux effectifs d’imposition très élevés, se situant entre 75 et 80 % entre 1,2 à 2 Smic. Pour la première fois, le rapport identifie un ralentissement de la progression salariale dans cette zone : c’est précisément à ces niveaux de salaire que l’on observe une moindre mobilité salariale ascendante dans les données.

Par ailleurs, la situation de certains ménages rémunérés au Smic, notamment les familles monoparentales ou les couples avec enfants, a pu se détériorer localement. Le système français d’aides aux ménages modestes ne se limite pas aux prestations nationales bien connues comme le RSA, la prime d’activité ou les allocations logement, qui ont été revalorisées de l’inflation. Il repose également sur un maillage plus discret mais essentiel d’aides locales et de « droits connexes » nationaux, versés par les communes, départements, régions ou caisses d’allocations familiales. Au total, les droits connexes et aides locales peuvent représenter jusqu’à 20 % du revenu disponible des familles modestes avec enfants. Si certaines villes, comme le montre ce rapport, ont révisé leurs barèmes pour compenser la hausse des prix, d’autres les ont largement laissés inchangés, provoquant une perte réelle de pouvoir d’achat pour certains bénéficiaires.

Évolution moyenne du salaire horaire selon le salaire de départ

Lecture : À cinq ans, les différences de progression salariale deviennent marquées : les salariés rémunérés au niveau du Smic enregistrent une progression salariale d’environ 3,50 €/h, alors que ceux situés entre 1,2 et 2 Smic connaissent une hausse plus faible, autour de 2,50 €/h. Au-delà de 2 Smic, la mobilité reprend de manière plus régulière et croît de façon quasiment linéaire

Source : estimation à partir du panel tous salariés (PTS)

Recommandations du Groupe d’experts

Au vu des analyses menées dans ce rapport, le Groupe d’experts formule les recommandations suivantes.

  1. La formule de double indexation du Smic, sur la base des indicateurs disponibles au moment de la rédaction de ce rapport, conduirait à une augmentation de 1,4 % au 1er janvier 2026 (dont 0,6 % au titre de la moitié du pouvoir d'achat du salaire horaire de base des ouvriers et des employés et 0,8 % au titre de l’inflation).

    Compte tenu du ralentissement du marché du travail, de la compression persistante des salaires, et du niveau relativement élevé du Smic par rapport au salaire médian, le Groupe d’experts recommande de ne pas aller au-delà de la hausse prévue par la revalorisation automatique.

  2. Le système socio-fiscal de soutien à l’emploi faiblement rémunéré a atteint une double limite, économique et financière. D’une part, les réformes des années 2010 ont étendu beaucoup trop loin dans la distribution des salaires le bénéficie des allègements de cotisations patronales, conduisant à la suite de l’épisode inflationniste à une considérable augmentation du coût pour les finances publiques. D’autre part, combiné à la baisse concomitante de la prime d’activité et à l’entrée dans l’impôt sur le revenu, ce système conduit à freiner les mobilités salariales ascendantes tout en bas de l’échelle des salaires. Pourtant, comme déjà souligné dans les précédents rapports du Groupe d’experts, la voie à privilégier pour encourager l’augmentation des revenus des travailleurs à bas salaires est celle de la mobilité salariale et professionnelle.

    Pour ne pas freiner cette mobilité, le Groupe d’experts recommande donc la poursuite de la réforme des allègements généraux de cotisations patronalesdans la lignée de la création de la Réduction Générale Dégressive Uniqueen ramenant de manière progressive et prévisible le point de sortie du dispositif à 2 Smic, et ainsi recentrer les allègements là où ils ont démontré un effet sur l’emploi. Les économies budgétaires générées par ce scénario pourraient en partie être redirigées vers la prime d’activité, ou la future allocation sociale unique, afin d’en assurer une sortie plus progressive.

  3. Le système d’ensemble des aides au revenu est mal mesuré et peu suivi dans le temps. Cela provient notamment de la diversité des aides locales dont la nature et la générosité varient fortement selon les territoires. Ces aides peuvent pourtant s’avérer essentielles pour aider certains ménages rémunérés au Smic, notamment les familles avec enfants et/ou les travailleurs à temps partiel subi, afin d’échapper à la pauvreté.

    Le Groupe d’experts recommande de renforcer le suivi de ces aides au niveau national afin d’aider les communes, les départements et les régions dans leur pilotage, et d’améliorer leur cohérence et leur lisibilité pour les ménages concernés.

    Par ailleurs le Groupe d’experts reconduit certaines de ses recommandations des années précédentes.

  4. Le Groupe d’experts souligne que la négociation salariale aux niveaux des branches et des entreprises peut être fortement percutée par le faible délai de prévenance (deux semaines) entre la décision d’une hausse du Smic et la mise en œuvre de cette hausse. Ce délai est très court, et cela contribue sans doute aux situations de non-conformité transitoires de certaines branches. À notre connaissance, il est plus court que dans tout autre pays avancé dans lequel existe un salaire minimum national. Dans le contexte actuel où l’inflation est faible et plus stable, il semble souhaitable, du point de vue du Groupe d’experts, d’envisager des solutions permettant d’allonger raisonnablement ce délai de prévenance et d’assurer une meilleure prévisibilité des hausses de Smic.
     
  5. Dans ses précédents rapports, le Groupe d’experts a souligné que les modalités d’indexation du Smic mériteraient d’être révisées en vue d’une plus grande efficacité du marché du travail, notamment pour les salariés les moins qualifiés. Comme les années précédentes, le Groupe d’experts réitère sa recommandation d’une réforme ambitieuse des règles de revalorisation du Smic et notamment sa formule de double indexation, dans le respect de la Directive européenne sur les salaires minimums adéquats. Cette réforme devrait conserver le principe actuel d’une indexation automatique sur l’inflation des ménages du premier quintile du niveau de vie, qui a permis, au cours de l’épisode inflationniste récent, de protéger efficacement le pouvoir d’achat du Smic. En revanche, au-delà de l’inflation, il convient d’introduire plus de flexibilité dans le pouvoir d’appréciation du Gouvernement : plutôt que d’indexer automatiquement le Smic sur le pouvoir d’achat du salaire horaire de base des ouvriers et des employés, la part de revalorisation au-delà de l’inflation devrait pouvoir s’appuyer de manière discrétionnaire sur un ensemble élargi d’indicateurs. Ces indicateurs devraient refléter l’évolution des autres salaires – notamment ceux issus des négociations salariales de branche –, la position relative du Smic par rapport aux autres salaires, ainsi que l’évolution de l’emploi et de la productivité du travail.

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Les thématiques abordées dans les rapports

  • Salariés concernés : rapports 2009, 2010, 2011, 2012, 2014, 2022 et 2023
  • Marché du travail : rapports de 2012 à 2023
  • Salaires et niveau de vie : Tous les rapports de 2009 à 2023
  • Emploi au salaire minimum : rapports 2010, 2011, 2013 et 2022
  • Entreprises concernées : rapport 2015
  • Données : rapport 2010
  • Formation : rapport 2021
  • Covid-19 : rapports 2020 et 2021
  • Coût du travail / compétitivité : rapports 2013 et de 2018 à 2023
  • Dynamique de l’échelle des salaires : rapports 2010, 2011, 2014, 2015 et de 2016 à 2023
  • Trajectoires et carrières : rapports 20210, 2011 2016 et 2018
  • Comparaison internationales : rapports de 2016 à 2023
  • Aspects réglementaires : rapports 2009, 2012, 2013 et 2019

Consulter tous les rapports

Missions & Membres

Le groupe a été créé en 2009 par la loi n° 2008-1258 du 3 décembre 2008 en faveur des revenus du travail (art. 24). Il est régi par le Décret n° 2009-552 du 19 mai 2009.

Liste des membres actuels

Le groupe est  composé de cinq personnalités choisies à raison de leur compétence et de leur expérience dans le domaine économique et social et nommées par arrêté du Premier ministre.

Arrêté du 18 août 2021 portant nomination des membres du groupe d'experts sur le salaire minimum de croissance, et arrêtés du 2 février 2024 et du 3 mai 2024 modifiant l'arrêté du 18 août 2021.

Liste des rapporteurs

  • François Hada (Insee), rapporteur général
  • Laurie Pinel (DARES), rapporteur
  • Nicolas Baaklini, DG Trésor, rapporteur

Liste des anciens membres

François BOURGUIGNON, Pierre CAHUC, Eve CAROLI, Sandrine CAZES, Gilbert CETTE, Paul CHAMPSAUR, Julien DAMON, Martine DURAND, Andrea GARNERO, Dominique GOUX, Francis KRAMARZ, Isabelle MEJEAN, Stefano SCARPETTA, Marie-Claire VILLEVAL, Etienne WASMER, André ZYLBERBERG.

Publications

Articles

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Pour aller plus loin

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